Voisinage Sud Méditerranée
Pays européens
Bonne gouvernance et Etat de droit
Dévelopement économique et dialogue social
Justice sociale et climatique
Migration et mobilité
Sécurité et lutte contre les violences
Droits des femmes
Jeunesse

Quelque 180 représentants de quelque 130 organisations de la société civile, en majorité de la région du sud de la Méditerranée, se sont réunis les 2 et 3 décembre avec des représentants de l’Union européenne pour le second Forum de la société civile de Bruxelles.

Bonne gouvernance et Etat de droit, sécurité et lutte contre les violences, migration, développement économique et dialogue social, ainsi que justice climatique et sociale, étaient les cinq thèmes spécifiques qui ont été discutés avec des représentants de haut niveau et des fonctionnaires de l'Union européenne. Les questions de genre, de jeunesse et de non-discrimination étaient également intégrées de manière transversale aux discussions.

A l’ouverture du Forum, Wadih Al Asmar, Président d’Euromed Droits a résumé les questions clés du Forum : « Comment renforcer le dialogue structuré, assurer le suivi effectif des engagements conjoints et pérenniser le processus entamé ». L’objectif de ce deuxième Forum Société Civile de Bruxelles était en effet d’approfondir les recommandations issues du cycle d’activités Majalat de l’année 2019* et d’identifier des pistes de mise en œuvre potentielles de collaboration entre la société civile et l’Union européenne.

La place de la jeunesse était au cœur des discussions. « La jeunesse au sud et au nord de la méditerranée a le droit de prendre sa place dans ce dialogue, de la même façon que cette jeunesse est en train de prendre sa vraie place en redonnant vie et espoir a toute la population dans plusieurs pays de la rive sud, et ce malgré la répression et la violence qu’elle subit », a affirmé Wadih Al Asmar. « La jeunesse du sud de la méditerrané est aux antipodes de toute demande d’interventionnisme, ce qu’elle réclame c’est que l’UE analyse objectivement l’impact démocratique, sociale et climatique de chacune des décisions affectant les pays de la rive sud », a-t-il ajouté.

« Nous avons besoin de ces vues de l’extérieur », a déclaré M. Maciej Popowski, Directeur général adjoint en charge de la politique de voisinage et des négociations d'élargissement pour la Commission européenne. « Les organisations de la société civile font partie de l’équilibre des pouvoirs, elles sont indispensables en terme de responsabilisation », a-t-il ajouté lors de son intervention en ouverture.

"L'intérêt de Majalat, c'est que vos demandes sont représentatives des réalités de vos pays, au-delà de ce que vos gouvernements nous en disent," a déclaré pour sa part Rosamaria Gili, responsable de la région Moyen Orient et Afrique du Nord au Service européen pour l’action extérieure.  

Kamal Lahbib, au nom du consortium des organisations de la société civile organisatrices, a conclu le Forum sur le souhait que se poursuive le processus Majalat qui, « avec son ancrage territorial et social, peut contribuer à une 'architecture de sécurité', de paix, de démocratie et de justice sociale dans la région ».

*Ce second Forum de la société 2019 avait été préparé via un cycle annuel d’activités (plusieurs ateliers régionaux thématiques, des activités nationales, un atelier jeunesse, ainsi qu’un Séminaire Politique Sud à Tunis en septembre 2019).